L'Ourâl du Monde

Dernière mise à jour : 28 févr.

Le Monde a changé

Aux prix de ses excellences

De ses folies civilisatrices

De ses contrôles empiriques, Étatiques


Je le regarde, de mon village

Je le compare, à l’utopie de mes rêves

Petits mondes, où règne le démon

Marchand de l’arme, aux dictatures universelles


Avons-nous, d’un seul jour

Su éteindre la folle course des envahisseurs

Traités contrefaits sous les « Tepee-sacrés »

Calumets brisés, une fois le tomahawk enterré


Avons-nous, d’une seule nuit

Su étendre l’étincelle des « Sept Feux »

Ralentir la marche des « Coureurs des bois »

Sentinelles d’une « France » qui s’élance


Le Monde a changé

Traversant les plaines, savanes

Chaos des gorges de l’Oregon

Privant l’Originel de toutes originalités


Le Monde change, because

Nous ne savons nous changer

Chasser et cueillir est d’un autre monde

Coloniser, s’accaparer, sont les futurs élancés


Le Monde change, se brise

Sous le poids des économies humiliantes

L’Europe se frise, sous les serres du Pygargue

Gelée par les vents hurlants des lignes Sibériques


Et volent les oiseaux du paradis

Conscientisations oniriques, coloratura-véritas

Peignant l’Ours sanguinaire

Patte aux écorces de Tilleul, chantonnant la mort du rossignol


Le Monde change

Il se déplace aux cours des rivières, aux fils des mines

Chasseurs éperdus de « trésors consacrés » à La Terre

Tels « bons-pères » aux mains tendues des sujets - Killers


Le Monde change

Aux grés de « ses fins »

Posant tables et couverts à la patrie enjôlée

Couvrant ses offenses du pourpre religieux


Le Monde change, le tout en vain

Faisant fi des éparses qu’il ne convainc

Le Monde change, et se plaint

Que le chêne des forêts, puisse se rêver sans déclin



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