Pöinm-Hasawa

Dernière mise à jour : 24 mars

Et s’ouvre la scène, immensément noire

On le sait, là, gine à peine, où le silence s’impose aux rondes des regards

Pupilles avides, cercles, lignes humides d'y voir


À fermer les yeux, nos âmes ne sont plus que vagabondes, black-mirwar

Aux effets-maginaires, lignes sansitiv, verbes grimoires

Là, où nos ancres sans pieds tourbillonnent, tels loul, ansouké aux ombres banwar


Qu’emporte le temps, puisqu’on le sait là

Là où frémissent les planches, acajous-morange d’une autre histoire

Fibres hurlantes sous les pas impatients du baobab, brodant l’intime mémwar


Sonnez, tonnez à présent

Fluides de jouvence où naissent fleurs de koko, lyane fonnkézèr, largamas lo tan

Gongs aux redondances lyriques, libres soleils, coeur houlé du géant


Jaillissez, m’i wa, wi m’i wa, des rampes lumineuses

Il est là, drapeau aux mille kréol, tanponèr de mots dits, sigidèr de songe

Vers-mendiants cousus d’archipels aux vents juteuses


Il est là, cyclone à rompre le vakoa, funambule tissant de fil an fil

Les vertiges du bib, krwazé de somnambules au cocon sans ver

Il est là, Konteur, content de conter les péripéties, sirandanes et autres dévinay habiles


Il est là, Cyclope à ciel ouvert, d’où fusent les mystères

Plantant aux parcelles éparpillées toutes ses poésies éphémères

Tous ses assauts, à dire au monde naissant la beauté de l’aimant

Et s’ouvre la scène, immensément poème

À rouvrir les yeux, nos âmes ne sont plus qu’iris, imbibés

Qu’importe le temps, puisqu’on le sait là, Waren, Hassawa

(2021-11-20-Pou Hasawa-Dada)




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