Mère-Anne

Dernière mise à jour : 20 mars

Comment savais-tu, Femme

Que ces lignes

Jailli des méandres

De la terre et du ciel

Te mèneraient là-bas

Aux contrées résolues du destin


Par-delà, des Anm-éternels

Était-elle parfumée d’or, Femme

Cette route maternelle Qui donna vie aux étoiles

De ce petit-Moi, ces petits-Nous

Hommes ellipses en ton sein

Je sais, Femme

Du bout du monde

Baignée par les ondes bleues des mers

Que j’ai vu tendre, toute ronde

Ton ile-coeur

Berceau aux couleurs océanes


J’ai ce souffle de tes mains

Mère-Anne

Me hissant profane

Aux lumières des chandelles

J’ai l’ombre de tes chants

Berçant mes rires et pleurs infidèles


Nous voilà

Nous voici Voiles réunies par les vents

Embuées de la houle cyclique

Oasis dévastées

Cerclées sous l’iris cyclonique

À celle qui te fît naître

Tu te présentes à présent

Verbe de l’enfance

Quêtant aux aurores insolites

Suppliques sacrées des rives

Parchemins, libellus des gués

Comment sais-tu, Femme

Que ces lignes

Jailli des méandres

De la terre et du ciel

Te mèneront là-bas

Aux contrées résolues du destin Au Bois-de-Pomme

Souviens-toi

Il est île

Homme qui t’aime

À te montrer le chemin

Attends-nous là, un à un…


(2020-10-31-Mère-Anne)





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